Le soleil se couchait, ravissante
métaphore qui me collait a la peau.
Kasey Brook, pauvre âme qui en a
bavé et qui continue. Voilà comment je me
décrirais.
Pauvre âme . . . non je penses plus
qu’en j’en possèdes une . . . ça fait
longtemps que je ne l’ai plus, longtemps que je ne croit plus
en toutes ses idiotie de religion. Je ne crois plus en rien,
surtout pas en dieu, j’ai arrêté ce
n’était pas réciproque . .
.
Kasey Brook, un gars paumé de plus
a New York. Voilà qui est mieux.
Adossé au mur, le menton sur mes
genoux, mes cheveux bruns éternellement devant mes yeux, je
broie du noir. Chose qui pourrais devenir ma profession . . . Si on
me payait pour ça je serais très riche a
l’heure qu’il est . . . Je broie toujours du noir, sans
réellement de motivation, mais là j’en ai
une. . . Cela fait
exactement douze minutes que je viens de rompre avec mon
fiancé . . . Fiancé . . . Douze minutes . . . Il y a
douze minutes je l’étais encore . . . Douze minutes
qui me paraisse une éternité . . . Douze minutes que
je me noie mentalement . . . Je me noie dans une douleur
incommensurable, je l’aimais . . . je l’aime toujours
ce con !
Kaden Jones tu es le pire enfoiré
que la terre est portée !
Kaden, on été censé
ce marié, mais tu es parti . . . tu t’es enfui . . .
meme pas seule en plus . . . Avec une
nana !
Voilà pourquoi je pleure sans
m’arrêter depuis douze
minutes !
Quand je suis dans état second
comme celui-là, un état où je ne fais que
pleurer alors que d’habitude je pleures plus je suis
au-dessus, j’ai assez souffert pour m’en rendre compte,
les larmes c’est bien deux minutes après ça ne
sert plus a rien . . . Bref dans cet état second la seule et
unique chose qui me soulage c’est jouer de la guitare. De
sa guitare, de celle
qui portait mon âme . . .
Celle qui la emporter avec elle . .
.
Celle qui était toujours là
avec moi . . .
Celle qui m’a appris à en
jouer . . .
Celle qui me réconforté,
qui me donnait confiance . . .
Elle,
il
n’y avait qu’elle, elle était toujours là
pour moi et moi . . . Moi je l’ai tuée . . .
j’ai tué mon âme . . . c’est pour cela que
je n’en ai plus . . . elle l’a prise avec elle,
elle avait raison,
j’étais un monstre à
l’époque !
Pourtant avec Kaden je revivais, enfin je
survivais plutôt, moi je suis mort il y a quatre ans avec elle . .
.
C’est elle qui a crée
« Black Roses » pas directement, mais
c’est la seule a m’avoir soutenu, de toute ma vie
elle était la
seule en qui j’avais confiance . . .
-Kaseyyyyyy ! Résonna mon
idiot de portable en me sortant de mes pensées qui
étaient comme à mon habitude
morbide.
Je grognais inlassablement en me
saisissant de petit objet qui résonnait trop fort à
mon goût. D’un geste très las je regardais le
haut du petit objet bleu pour y apercevoir
« Sarah » . . .
- Quoi ? Grognais-je pas très
bien remis.
- T’es de bien bonne humeur grand
frère, répliqua aussi ma jeune
sœur.
Ma jeune sœur et son éternel
réparti ! Sarah est de nature joviale et accueillante,
du genre a crié sur tous les toits n’importe quoi,
surtout d’un genre que je ne supportes pas
c’est-à-dire collant. Malgré tout Sarah est ma
sœur et de surcroît ma seule famille, donc je la
supportes comme je peux. De plus, elle est l’une de seule a
savoir que je suis gay, je ne suis pas le genre a le crier sur tout
les toits, je suis plutôt renfermé sur moi-même
le genre de gay qui n’avoue à personne ses penchants.
Pourtant avec Kaden s’était différent !
J’avais envie de le crier sur tous les toits ! Je
l’aimais ! Je l’aime toujours . . .
-Oh tu t’es endormi ? Cingla
la voix de Sarah.
-Ouais, t’es chiante, c’est
soûlant ce que tu dis, lâches moi merde ! Grognais
ou hurlais-je plutôt
-Euh Kasey ? T’es sur que
ça va ? Passes moi Kaden si t’es pas
content !
Kaden . . . Kaden . . . Elle veut parler
à Kaden . . . Mais Kaden est . . . il est parti . . . il
m’as laissé. . .
Le téléphone
m’échappes par mégarde et viens
s’écraser sur le sol dans un bruit des moins plaisant.
Et mon cœur se serre encore, encore et encore. Tellement
qu’il pourrait en exploser si il est toujours présent
dans ma poitrine. Et ça j’en doutes, je pense que
ça fait longtemps que je vis sans . . . Je n’ai plus
d’âme ni de cœur, elle m’a pris mon
âme, il
m’a pris mon cœur . . . Sans vous que me reste-t-il
hein ? Est-ce que vous y aviez pensé en me
laissant ? Je suis seul maintenant, seul et vide . .
.
Pourrais-je réellement revivre
un jour ?